Robert STEVENSON
Biographie
Cet élégant réalisateur s’était fait un nom dans son pays quand, en 1936, après quatre ans de carrière, il dirige avec succès un agréable film en costumes La Rose des Tudor (Tudor Rose, 1936).
Il assied ensuite sa réputation par une bonne adaptation des Mines du roi Salomon (King’s Solomon’s Mines, 1937), le roman de H. Rider Haggard.
Stevenson fut le premier réalisateur choisi par Michael Balcon pour lancer Ealing Studio. Selon Charles Barr : « Ses films présentent un portrait amer de la classe dirigeante… Si The Ware Case est raide et théâtral, A Young Man’s Fancy est beaucoup plus puissant et très aigu dans son analyse sociale. Son romantisme lui donne une dynamique que Ealing ne retrouvera jamais plus. » Scénariste de tous ses films, il fut aussi de Victor Saville, notamment pour The Faithful Heart qui a une petite réputation. Pacifiste convaincu, il quitta la Grande-Bretagne, dès la déclaration de guerre avec sa femme, l’actrice Anna Lee, ce qui provoqua une rupture avec Balcon, lequel, trente ans plus tard, se montrera beaucoup plus compréhensif quant aux raisons de son départ. Stevenson arriva à Hollywood engagé par Selznick qui le garda sous contrat jusqu’en 1949, mais ne l’utilisa jamais pour ses propres productions, se contentant, selon son habitude, de le « prêter » à d’autres studios (ce qu’il fit souvent avec Hitchcock). Il s’affirme excellent artisan en dirigeant Charles Boyer et Margaret Sullavan dans le beau mélodrame Back Street (1941).
Dans Jane Eyre (1943), sans doute le meilleur film de Stevenson, très élégante adaptation, soutenu par Orson Welles, Joan Fontaine et par la musique de Bernard Herrmann, il met en valeur ses qualités d’illustrateur. En fait, de toutes les adaptations de classiques du roman anglais produites par Hollywood , celle-ci est une des plus solides et des plus convaincantes.
Ses nombreux films ultérieurs sont souvent peu ambitieux, mais toujours réalisés avec compétence. Depuis 1956, il est sous contrat aux studios Disney, diversement inspiré, mais capable d’aimables fantaisies comme Mary Popins (1964), Le Fantôme de Barbe Bleue (Black-beard’s Gosht, 1968) ou l’Apprentie sorcière (Bedknobs and Broomsticks, 1971).
Les dix-sept films de Stevenson pour Disney figurent sur la liste des plus grosses recettes de tous les temps établie, et périodiquement mise à jour, par Variety. Aucun autre réalisateur n’y est si abondamment représenté.
EN ANGLETERRE
1932 : Happy Ever After
1933 : Falling for You
1936 : Jack of All Trades | The Two of Us; Tudor Rose | Nine Days a Queen; The Man Who Changed His Mind | The Man Who Lived Again
1937 : King Solomon’s Mines; Non Stop New York.
1938 : Owd Bob | To the Victor
1939 : The Ware Case, prod.; A Young Man’s Fancy; Return to Yesterday
AUX ETATS-UNIS
1940 : Tom Brown’s School Days
1941 : Back Street
1942 : Joan of Paris
1943 : Forever and a Day
1944 : Jane Eyre
1947 : Dishonored Lady
1948 : To the Ends of the Earth
1949 : The Woman on Pier 13 | I Married a Communist
1950 : Walk Softly, Stranger
1951 : My Forbidden Past
1952 : The Las Vegas Story
1957 : Johnny Tremain; Old Yeller
1959 : Darby O’Gill and the Little People
1960 : Kidnapped
1961 : The Absent-Minded Professor
1962 : In Search of the Castaways
1963 : Son of Flubber
1964 : The Misadventures of Merlin Jones; Mary Poppins
1965 : The Monkey’s Uncle; That Darn Cat
1967 : The Gnome-Mobile
1968 : Blackbeard’s Ghost
1969 : The Love Bug
1971 : Bedknobs and Broomsticks
1974 : Herbie Rides Again; The Island at the Top of the World
1975 : One of Our Dinosaurs Is Missing
1976 : The Shaggy D.A.
DIVERS
1932 : The Faithful Heart (Victor Saville), (GB) sc.
Réalisateur Américain
Né le 31 Mars 1905
à Buxton, Derbyshire, England
Mort le 30 Avril 1986
à Santa Barbara, California, USA